Le cancer du sein, que faut il savoir à propos?

Le cancer du sein est une tumeur maligne qui se développe chez de nombreuses femmes et qui est une cause principale de mortalité chez les femmes âgées de 35 à 65 ans. Néanmoins, une détection ainsi qu’une prise en charge rapide du mal entraine la guérison de 9 cas sur 10. Qu’est-ce que le cancer du sein ? Quelles en sont les causes ? Comment se détecte-t-il et quel traitement mène à la rémission ?

C’est quoi le cancer du sein ?

Le sein de la femme est composé de glandes mammaires ainsi que de canaux qui servent à acheminer le lait maternel jusqu’au mamelon (canaux galactophores). Le cancer du sein résulte de la transformation cancéreuse d’une de ces cellules glandulaires du sein. Leur dérèglement et leur multiplication entraine la formation d’une masse appelée tumeur.

Il existe deux types de cancer du sein selon l’agressivité et la fréquence d’évolution :

  • Le cancer du sein non infiltrant où les cellules cancéreuses restent confinées dans les lobules ou les canaux
  • Le cancer du sein infiltrant où les cellules se propagent à d’autres organes

Quels sont les facteurs de risques ?

Il existe certaines causes ou facteurs qui prédisposent une femme plus qu’une autre au cancer du sein. Ce sont entre autres : l’hérédité, l’histoire personnelle, le mode de vie, une alimentation riche en graisse animale et faible en fibres ou encore l’obésité.

A l’inverse de ces facteurs de risque, il en existe d’autres qui vont au contraire limiter les risques d’être malade comme une vie active, une alimentation saine et équilibrée ou encore l’allaitement maternel.

Comment détecter le cancer du sein : symptômes et dépistage

Le symptôme le plus évident du cancer du sein reste la masse dans le sein. Mais actuellement grâce aux progrès du dépistage, les cancers sont détectés sur la mammographie à des stades précoces et avant même l’apparition d’une quelconque masse. De manière plus rare, on retrouve d’autres symptômes tels que la déformation du sein, la rétraction du mamelon, l’écoulement mammaire, les ganglions dans l’aisselle ou encore le changement de la couleur de peau du mamelon.

Le dépistage sauve énormément de vies. De ce fait, nous invitons toutes les femmes à partir de 25 ans à effectuer des mammographies tous les deux ans et à s’auto palper.

L’autopalpation est requise afin d’avoir un regard constant sur l’état de sa poitrine. C’est un geste qu’il est conseillé d’effectuer tous les mois après les règles afin d’inspecter les deux seins à la recherche d’un éventuel écoulement, de crevasses, plis anormaux ou d’une peau qui pèle. Levez un bras, et avec les trois doigts de l’autre main (l’index, le majeur et l’annulaire), palpez-vous le sein du même côté que le bras levé, en commençant par l’extérieur du sein. Toujours avec ces trois doigts, réalisez de petits cercles sur votre sein, en passant bien partout, et en appuyant bien. N’oubliez pas de passer, en faisant de petits cercles, entre les seins et au niveau de l’aisselle. Continuez la palpation, en passant sur le sternum, sous la clavicule. Pendant la palpation : soit vous n’avez rien senti, c’est que tout est normal. Soit vous avez senti une boule, ou un endroit plus dur, dans ce cas, notez bien la zone concernée. On termine l’autopalpation en s’attardant sur le mamelon, le bout des seins.

Pincez-le doucement : soit tout est normal, soit du liquide sort, là encore notez-le. Faites de même sur l’autre sein

Quels sont les traitements possibles ?

Le traitement du cancer du sein nécessite une coordination étroite entre différentes disciplines médicales et paramédicales car il associe, en fonction des besoins, chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, hormonothérapie et nouveaux traitements ciblés. Ces différents traitements peuvent être utilisés seuls ou, plus souvent, en association.

Le choix d’un traitement particulier dépend de différents facteurs, dont les plus importants sont :

  • Le type de cancer du sein ;
  • L’envahissement ou non des ganglions ;
  • La présence ou non de récepteurs hormonaux à la surface des cellules cancéreuses ;
  • La présence ou non de métastases dans d’autres organes ;
  • L’âge de la personne et son état général.

Par ailleurs, la stratégie thérapeutique n’est jamais établie par un seul médecin. Chaque patiente chez qui un cancer du sein est découvert fait l’objet d’une Concertation Oncologique Multidisciplinaire (COM), où se réunissent des médecins des différentes disciplines. Le choix du traitement est le fruit de cette COM. Chaque traitement est donc individualisé.

Les effets des traitements du cancer du sein ne se limitent pas strictement aux cellules cancéreuses. Les tissus sains peuvent aussi être touchés, ce qui explique l’apparition d’effets secondaires dont l’intensité varie souvent d’une personne à l’autre. La plupart des effets secondaires s’atténuent avec le temps et disparaissent après l’arrêt du traitement. Dans certains cas, il est nécessaire de recourir à la prise de médicaments afin de maîtriser les effets indésirables. Les effets secondaires sont pris en charge par traitement.

La rémission

Après la fin des traitements contre le cancer, le patient entre dans une phase de rémission au cours de laquelle il peut être pris en charge dans le but de dépasser d’éventuelles séquelles ou de réduire le risque de récidive du cancer dans les années suivantes.

Contrairement à ce que l’on peut croire, la période de rémission n’est pas une étape facile pour la patiente. La présence des proches ainsi qu’un accompagnement psychologique sont de rigueur afin de surmonter plus vite la douleur.

Les dégâts occasionnés par le cancer vont malheureusement bien au-delà des séquelles physiques. Mais les risques d’en mourir sont moindres tant que la tumeur est détectée le plus tôt possible et que la malade est prise en charge et correctement assistée. Faire attention est donc le mot d’ordre encore plus en ce mois de sensibilisation contre le cancer du sein.

L’Africaine Vie Bénin engagée

L’Africaine vie vous réitère ses conseils et vous invite à vous faire dépister en vous rendant dans un centre de santé car il vaut mieux prévenir que guérir.